ven.

25

janv.

2013

Le pavillonnaire voisinant

Du cloisonnement aux espaces de frictions

Votre voisin, il est comment ?

En grande pompe, notre collectif parti en immersion pavillonnaire, inaugurait dès le samedi matin sa toute première action : hommes-sandwich et recueils de verbatim sur le marché de Morsang-sur-Orge. En plus de l’effet “saut dans le grand bain” - rien de tel pour donner le ton d’un week-end actif, la réflexion étant déjà au rendez-vous. Au détour de conversations sur nos voisins et les raisons possibles de l’implantation à Morsang, on s’interroge : Quelles sont les spécificités des relations de voisinage dans l’univers de l’habitat individuel, soi-disant régit par l’entre soi ?

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

17

janv.

2013

La campagne marketing territorial

Vous avez vu les photos de marketing territorial sur notre compte facebook? Elles ont fait leur petit effet. 4 messages « clés » (« Sous les pavillons la plage », « Ici on densifie », « Ma salle de bain fait la taille de ton appart » et « ma voiture fait pas grève ») censés promouvoir le pavillonnaire. L’idée était de refaire « Je veux Metz » à Morsang-sur-Orge.

 

 

Lire la suite 0 commentaires

mar.

15

janv.

2013

Débat : pour un urbanisme sans ZAC

Dans un précédent article, je vous racontais ma déception face au décalage entre l’imaginaire pavillonnaire et nos observations à Morsang-sur-Orge ! Je m’attendais à trouver des maisons toutes identiques, alignées les unes aux autres ; finalement on a été bien en peine de trouver deux pavillons pareils.

En revenant de nos 48H pour kiffer le pavillonnaire, on s’est donc mis à discuter sur la question de l’uniformité du bâti. « On ne peut pas réduire le pavillonnaire à Morsang. Si on va plus loin de Paris, je peux vous assurer qu’on va en voir des lotissements avec des petites maisons toutes identiques ! » affirment certains du collectif. Certes, mais il n’y a pas besoin d’aller aussi loin pour apercevoir la ville uniforme : il suffit de regarder tous les immeubles de promoteurs qu’on construit en proche banlieue et qui se ressemblent tous. Sans parler des grands ensembles... 

Lire la suite 0 commentaires

lun.

14

janv.

2013

48H pour kiffer le pavillonnaire : second round

Après Morsang-sur-Orge en novembre dernier, [So what ?] continue son exploration du pavillonnaire en Seine-et-Marne. Le lieu change mais le principe reste le même : aller sur place pour faire l’expérience du pavillonnaire, mener des actions pour questionner son fonctionnement et s’interroger sur ce que tout ça nous dit sur la ville et l’action publique urbaine… Le tout en restant dans l’improvisation et la subjectivité de l’activisme (péri)urbain, sans chercher une impossible rigueur scientifique.

 

Lire la suite 0 commentaires

lun.

14

janv.

2013

Week-end Pavillonaire 1 : Le bréviaire

Le 24 et 25 novembre 2012, [So what?] passait 48H à Morsang-sur-Orge à alterner entre déambulations, dialogue avec les habitants et expérimentations périurbaines. L'enjeu? Faire l'expérience du pavillonnaire pour sortir du dialogue de sourd que ce type d'urbain suscite entre les urbanistes qui le condamnent et les habitants qui en rêvent. 

Plus d'un mois après, premier bilan de nos observations, intuitions et interrogations sous la forme d'un bréviaire.

Mixité sociale / Promiscuité

Le pavillonnaire ne serait pas mixte. Forcément dans notre vision du pavillonaire héritée des séries américaines (voir le générique de la série Weeds), déjà les maisons se ressemblent, alors forcément les gens se ressemblent aussi. Autant notre week-end que la lecture (partielle) de l’excellent La France des petits-moyens nous amène pourtant à croire que le pavillonnaire peut être le lieu d’une – toujours fragile – mixité sociale. De fait, les pavillons de Morsang sont de taille, qualité et prix très différents et le pavillon est un rêve d’habitation présent de manière quasi-homogène à travers les populations. La population de Morsang est donc socialement diversifiée, même que le maire est communiste !

D’ailleurs, cette diversité génère peut-être moins de conflits que dans l’urbain dense (la magnifique source de conflits « bruits nocturnes » danschers voisins) grâce à ces fameux espaces de friction ou tout simplement de l’espace dans et autour des maisons et les entrées séparés. Et si le vivre ensemble était plus simple si on vivait juste un peu plus loin les uns des autres !

Lire la suite 0 commentaires

mar.

11

déc.

2012

Quand on me dit pavillonnaire...

Quand on me dit pavillonnaire, j’imagine des rues en impasse, avec des petites maisons toutes pareilles, plutôt moches, et forcément de mauvaise qualité. Un peu comme l’image des banlieues américaines, qui reste gravée dans ma mémoire depuis que je l’ai étudiée dans mon cours de géo de seconde. Vous n’imaginez pas ma déception en arrivant à Morsang-sur-Orge…

Lire la suite 0 commentaires

ven.

23

nov.

2012

48h pour kiffer le pavillonnaire : le programme

Notre marathon pavillonnaire démarre dans quelques heures. Pour vous donner une idée de ce qu'on pense y faire, voici quelques éléments de programme en images...

Lire la suite 0 commentaires

mer.

14

nov.

2012

48H pour kiffer le pavillonnaire

Face au pavillonnaire, deux alternatives : soit on en rêve, soit on le condamne. Côté rêve, on nous parle d’avoir sa propre maison, de vivre à proximité de la nature, d’être tranquille… Pas forcément notre idéal, mais il paraît que c’est le cas pour la majorité des français. Côté cauchemar, on nous parle d’entre-soi, de consommation des ressources à outrance, d’ennui et d’uniformité… Royaume présumé du NIMBY, le pavillonnaire c’est l’enfer des urbanistes qui le condamnent, ou pire, s’en désintéressent. Un peu vexés, peut être, de voir que l’urbanisation peut s’organiser, bon gré, mal gré, sans eux.

 

Et si on sortait de ce dialogue de sourd ? Et si on laissait nos a priori de côté pour aller faire l’expérience du pavillonnaire, pour venir le questionner, le bousculer, le transformer ? Et si on essayait de faire du pavillonnaire un nouveau terrain de jeu de l’activisme (péri)urbain ?

 

A force de répéter « et si », on va finir par passer à l’acte. Les 24 et 25 novembre, [So what ?] part en week-end à Morsang-sur-Orge (91). Yeah baby, 48h pour kiffer le pavillonnaire ! Promenade à la lampe frontale, apéro au PMU, stand sur le marché avec crieur public, vis-ma-vie avec les habitants, campagne de marketing territorial : c’est pas les idées qui nous manquent.

 

On vous voit venir. « Encore ces bobos parisiens qui vont faire les mariolles à 1h de Paris, si vous croyez que c’est comme ça que vous allez changer le monde ?… » Bah ouais. D’une part parce que faire les mariolles, à Paris ou en lointaine banlieue, c’est bien rigolo et ça a sans doute plus d’impact que de prendre un brunch en terrasse. D’autre part parce que le pavillonnaire, on est nombreux à y avoir grandi, à avoir joué dans ses jardins et à s’être emmerdé dans les chambres de ses maisons ; et si [So what ?] existait déjà, on y aurait fait des actions du haut de nos 10 ans.

 

Et puis on n’allait quand même pas partir en week-end dans le 15, hein ?

1 commentaires

lun.

05

nov.

2012

Et si demain Parking Day c’était tous les jours annulé ?

Parking Day, le must des initiatives urbaines de reconquête de l’espace public, le nec le plus ultra de l’activiste urbain! So What ne pouvait que y participer (ou essayer d’y participer).

Mais comment ? Alors, dans nos têtes de fouteurs de merde s’est nichée l’idée suivante : Mais si au lieu d’être un jour par an, c’était tous les jours ? Qu’est-ce que ça ferait ? Comment transformer une idée des hipsters de San Francisco en politique publique un peu chiante avec ses règlements et ses procédures ? Tout de suite après, dans nos têtes de « attends, mais j’ai plein d’autres trucs à faire, je ne vais pas m’engager à vie pour des places de parking / terrains de beach-volley » : comment impulser le machin et se défaire rapidement du bébé ?

Donc, en gros, nous voulions :

1) occuper une place de parking pour présenter notre projet (grâce à la présentation ci-dessous) et faire signer une pétition autour de « Et si demain Parking Day, c’était tous les jours ? » ;
2) faire quelques mails à des journalistes pour être repris dans la presse et attirer l’attention de l’adjoint à la voirie ;
3) envoyer (avec leur accord évidemment) la liste des mails des signataires à tous les signataires pour leur donner les ressources pour organiser sur le long terme une action de soutien que nous nous ne nous sentions pas de mener sur le long terme.

Problème : le 21 septembre, jour de Parking Day, se sont combinés une pluie torrentielle + des empêchements des so whatiens déjà pas nombreux et le projet est tombé à l’eau.


Du coup, on publie ici notre présentation initiale « Et si demain Parking Day, c’était tous les jours ? Une proposition de politique publique innovante pour la mairie de paris », histoire de faire comme si on l’avait vraiment fait.

 

David et Gautier

Et si demain Parking Day c'était tous les jours ?
La proposition de politique publique
Parking Day - So What V2 Proposition Dav
Document Adobe Acrobat 958.8 KB
0 commentaires

mar.

16

oct.

2012

L'activisme urbain pour les nuls ! - Ateliers au 6B 23 et 30 juin 2012

 

Avril 2012.

Le 6B, lieu de création et de diffusion pluridisciplinaire situé à Saint-Denis, lance un appel à projets dans le cadre de la Fabrique à Rêves 2012, un festival expérimental et participatif qui se tiendra dans ses jardins, durant les trois mois d’été. Notre proposition : mettre en place des ateliers grand public pour sensibiliser et initier des participants volontaires à l’activisme urbain, le temps d’un après-midi (voir le dossier de candidature à télécharger à la fin de l'article). Organisés autour d’invités investis dans cette démarche, ces ateliers visent à renforcer la visibilité d'initiatives urbaines alternatives et à révéler leur reproductibilité, tout en interrogeant, par l’action, les espaces publics et leurs usages. In fine, il s’agit de dévoiler le potentiel de la ville en invitant ceux qui y vivent, les « non-spécialistes », à créer de nouveaux usages.

 

 

Mai 2012. 

C’est officiel, les ateliers « Activisme urbain pour les nuls » estampillés collectif So What sont au programme de la Fabrique à Rêves 2012. L’équipe du 6B nous accueillera en juin prochain pour 2 ateliers et nous héritons d’une petite subvention qui nous permet de constituer notre malette du parfait bricoleur urbain. En attendant, le collectif s’active pour trouver des intervenants. Plusieurs rencontres très intéressantes (Florian RivièreWithaaBellastock…) mais malheureusement pas de collaboration possible sur les dates prévues. Qu’à cela ne tienne, le collectif So What animera ces ateliers seul, apportant par les faits la preuve que l’activisme urbain est un sport accessible à tous, y compris aux piètres bricoleurs que nous sommes !

 

David en plein effort pour amener la ressourcerie à bon port
David en plein effort pour amener la ressourcerie à bon port

Juin 2012. 

Les ateliers se rapprochent, et nous tâchons de les préparer au mieux. Nous récupérons tout un assortiment de matériaux (ficelles, toiles, palettes, sacs de chantier, carton…) qui constitueront notre ressourcerie mobile, mise à la disposition des participants.

 

Nous repérons également deux sites pour les ateliers, tous deux hors du 6B mais accessibles en 5 minutes à pied (à Saint-Denis et sur l’Ile Saint-Denis). Ce choix reflète deux de nos souhaits de départ : « sortir le 6b du 6b » et révéler le potentiel d’espaces publics existants. Enfin, nous préparons une présentation sur l’activisme urbain, avec de nombreux exemples illustrés pour les bricoleurs curieux en manque d’inspiration.


Lire la suite 0 commentaires

mer.

06

juin

2012

S’agiter pour des villes plus agiles…

Et oui, à So What ?, on s’agite ou du moins on essaie. Et on croise plein de trucs chouettes sur notre chemin. Comme on est sympas et qu’on aime bien partager, voici un petit résumé mensuel (et non exhaustif) de nos dernières trouvailles. 

 

Espace public, activisme urbain, urbanisme participatif et bricolages divers semblent faire bon ménage ces temps-ci. Juste retour des choses ? Réappropriation salutaire d’espaces aux possibilités d’usages multiples mais trop souvent inexploitées ? Petit tour d‘horizon des dernières initiatives qui explorent le potentiel, exponentiel, des espaces urbains… 

 

Improviser un musée en plein air, par exemple, est beaucoup plus simple qu’il n’y parait, et constitue peut être une façon de lutter contre l’ennui qui traverse nos rues, comme le déplore Nicolas Soulier dans Libération. Et si on a pris le soin, avant, de fabriquer une table de bar portative à la faveur d’un workshop DIY au Palais de Tokyo, c’est encore mieux ! Pendant ce temps, d’autres préfèrent se réunir au 104 et écouter, assis dans des chaises longues, une émission radio organisée et animée par Silicon maniacs dans le cadre de leur dossier web sur ces « espèces d’espaces publics ». L’occasion de défricher les dernières tendances autour, entre autres, du collectif ETC qui expose son détour de France des initiatives urbaines et citoyennes et de l’agence Dédale qui raconte sa participation au Parking Day. L’occasion aussi de s‘interroger sur ces pratiques : ne finit-on pas par « re privatiser » l’espace public au profit d’un petit groupe de citoyens? D’autres encore préfèrent créer des drôles d’objets – des bushwaffles du Rebar groupaux seed bombs pacifiques des Guérilla Gardening – pour adoucir ou au contraire pimenter la ville. D’autres, enfin, comme Florian Rivière ou Fabrique-Hacktion, choisissent de détourner le mobilier urbain standardisé. Des centaines d’exemples sont à découvrir sur le bien nommé Urban bricolage, un Tumblr inspirant alimenté par Emile Hooge.  

Lire la suite 1 commentaires

sam.

02

juin

2012

Atelier "hacking urbain" au palais de Tokyo

Ce samedi, le collectif So What était à la buvette du palais de Tokyo pour participer à l’atelier « Hacking, upcycling, DIY et conquête urbaine » organisé par Florian Rivière et Nicolas Buttin de Wiithaa, que nous remercions pour leur accueil chaleureux ! Voici en quelques lignes la démarche de Florian, extraite de son site internet, où un petit tour s’impose pour découvrir ses travaux :

 

« Florian Rivière est un "hacktiviste urbain". Inspiré par la culture hacker, il détourne et réinvestit l’espace public pour permettre aux citadins de se réapproprier leur environnement. Ses interventions, situées entre le design urbain "Do It Yourself" et l’upcycling (revalorisation des déchets) ont la particularité d’être spontanées et brutes, exclusivement réalisées à partir d’objets trouvés dans la rue, et toujours avec une pointe d'humour. »

 

Florian est donc venu aider la dizaine de participants à l’atelier à fabriquer leurs propres détournements de mobilier urbain. L’objet proposé comme modèle était une tablette à « clipper » sur une assise de banc, pour manger vos frites sans mettre de la mayo sur votre pantalon, ou encore improviser une partie d’échecs avec la vieille dame assise à côté de vous. En reprenant son principe (et en nous inspirant d’une réalisation des néerlandais de DUS), nous avons fabriqué le bar amovible qui nous avait fait défaut lors du vernissage du musée à ciel ouvert :

 

1. Identification du besoin
1. Identification du besoin
Lire la suite 0 commentaires

sam.

14

avril

2012

Je suis une caméra de vidéosurveillance

Dans la série « actions-apparemment-insensées-mais-en-fait-quand-on-y-reflechit-ah-oui-c’est-pas-si-bête », cette fois-ci, on avait décidé de compter le nombre de cameras qu’il y avait dans une station, et de les matérialiser sous la forme de notre présence humaine, à l’endroit dit des cameras. Le principe était simple. S’il y avait dix cameras dans une station, nous venions a dix dans la station, et nous nous postions chacun sous une des cameras, avec une pancarte indiquant clairement la couleur :

Lire la suite 0 commentaires

sam.

24

mars

2012

Retour sur le Musée à ciel ouvert de la rue de Viroflay

Au départ, on avait envie d’essayer de créer l’évènement, de générer de l’animation, dans une rue résidentielle chiante. Alors on s’est dit : si on faisait une expo à partir de rien ? D’objets de récupération, par exemple ?

 

Nous voilà donc partis la fleur au fusil, par un charmant samedi de printemps, après avoir préalablement réuni une bonne quinzaine d’objets de toutes sortes : brosse à dent, poubelle, paire de chaussures, miroir, lavabo, cintre, parapluie… Des objets obsolètes, des rebuts de notre société de consommation, tristement abandonnés sur le trottoir par leur propriétaire ; des objets attendrissants à qui nous avions envie de donner une seconde vie.

 

Trouver une rue résidentielle chiante, ça s’est révélé facile, il y en a plein le 15e arrondissement. En l’occurrence, notre choix s’est porté sur la rue de Viroflay, où habite l’un des membres du collectif.

 

Nous entreprenons de peindre tous ces objets en mauve, munis de bombes de peinture sur un bout de bâche posé sur le trottoir. Immédiatement, les passants et les voisins nous observent, s’interrogent, suivent la progression de l’installation d’un œil curieux mais bienveillant. On devine les paires d’yeux derrière les rideaux des fenêtres des immeubles d’en face. Un enfant passe et s’écrie « mais c’est n’importe quoi, hein papa ! ». Un petit vieux s’enquiert de la qualité de la peinture que nous avons choisie : lui aussi aimerait repeindre l’évier de sa salle de bain.

Il s’en passe des choses, dans cette rue, en fait.

 

Nous matérialisons les emplacements par des carrés de craie blanche sur le trottoir, puis improvisons des panneaux descriptifs, scotchés sur le mur au dessus de chaque œuvre. Quelques exemples pour vous donner une idée :

 

 

René Duchamp, 1916, Maman.
René Duchamp, 1916, Maman.
Lire la suite 0 commentaires

sam.

18

févr.

2012

AAA - Anniversaire Aléatoire Ambulant

0 commentaires